Drôle de soirée pour mon anniversaire - Mes Nouvelles Erotiques

Drôle de soirée pour mon anniversaire

Je sors du boulot. Je suis exténué. J’ai passé une journée de merde, où mon patron m’a ennuyé toute la journée.

Et dire que j’ai encore vingt minutes de bus à faire. Je marche lentement jusqu’à l’arrêt. Mes jambes me font mal. J’ai l’impression d’avoir couru toute la journée tellement mes jambes sont lourdes. Ma chemise colle à ma peau, et ma veste de costume me donne encore plus chaud.

Assis à l’arrêt, attendant le bus, je prends mon portable pour envoyer un SMS à ma bande de potes pour savoir si on faisait un truc ce soir.

Je lève la tête. Le bus s’arrête. Je monte.

A peine rentré, je sens dans le bus une immonde odeur de transpiration de la journée. Je serre les dents en me disant que j’en ai pour vingt minutes. Le cauchemar. J’essaie de respirer profondément. Mais le brouhaha du bus me gêne. Alors je mets la musique dans mes oreilles plus fort, pour me blinder dans ma bulle.

Au fil du trajet, le bus se vide ce qui m’apaise grandement. Le terminus arrive, je descends et souffle et libère cette pression retenue depuis cette journée de merde.

Une fois arrivé chez moi je saute dans la salle de bain. Toujours pas de réponse de mes amis. Tant mieux car subitement, après la douche qui a été fort sympathique, j’ai une immense flemme qui s’empare de moi.

Je visualise ma soirée, un repas léger, une petite partie de poker, un film d’amour ou je vais sans doute verser ma larme habituelle, et un peu de lecture.

En sortant de ma douche je ne me sèche pas complètement, je laisse quelques perles d’eau caresser mes peau. Je savoure cette fraîcheur.

Je me jette sur mon lit, frôlant mon chat qui me regarde bêtement. Je me laisse envahir par la légèreté de mon être. Mes yeux qui se ferment, je me sens partir voir Morphée.

Le téléphone qui vibre… Une fois, puis deux, puis trois. Successivement. Trois messages.

« On arrive dans quinze minutes. Mets toi une chemise. » « OK ? » « Syyyyyyylvain ? »

Je réponds un peu à contre cœur que d’accord, je serais prêt. Et que je les attends chez moi.

Je finis de me préparer en me préparant un café, sinon je tiendrai pas longtemps. Je m’habille d’une belle chemise grise et un jean bleu. Ainsi que mes nouvelles chaussures.

Je me mets un peu de gel, et suis prêt ! Je sors enfin ma veste que je dépose sur mon lit, mais loin du chat, pour ne pas qu’elle soit recouverte de ses longs poils caramel.

Je bois mon café, d’une traite en me frottant les yeux.

J’entends quelques klaxons qui réveillent mon chat. Je l’embrasse tendrement avant de prendre ma veste.

-Sois sage Minet, fais pas de bêtises. Lui adressant les derniers mots pour la soirée.

Je claque la porte derrière moi.

La nuit est déjà tombée. J’entre calmement dans la voiture de mes amis en leur faisant une bise.

-T’es prêt Sylvain ? Hurle le conducteur, Jeremy.

-Sa copine, Anaëlle, et moi sursautons.

-Mais t’es fou ? S’exclame Anaëlle pendant que je m’attache sagement à l’arrière.

-Je suis excité ! Hurle à nouveau Jeremy.

-Mais on va où en fait ? questionné-je ?

-On est attendu au restau, mais je dois aller chercher un truc à mon local d’abord.

Je fronce les sourcils en silence. Ce que Jeremy avait dit semblait faux. Enfin, je me laisse conduire, j’ai pas le choix.

Après quelques minutes de voiture avec de la techno à fond les ballons, nous arrivons, dans un endroit qui fait assez peur. Un immeuble assez sombre dans un zone industrielle.

Je regarde par la vitre. Le noir complet. Personne.

-T’es sur que c’est là Jérém’ ?

-Oui oui. Nous sommes arrivés ! Me répond Jérémy.

Je me gratte le menton avant de poursuivre.

-Ah, mais ton histoire de local c’était du flanc. Dis-je en sortant de la voiture.

Anaëlle et Jérémy rigolent ouvertement. Anaëlle me prend par le bras.

-Allons-y ! Hurle-t-elle en faisant des grands pas au ralenti.

Jérémy me tient la porte, comme pour me forcer à rentrer en premier. J’arrive dans un petit sas timidement éclairé.

-Allez vas-y ! Rentre !

Je sais pas du tout à quoi m’attendre… Mais j’ai plus le choix.

Ma main se pose sur la poignée en métal. Je tire.

A suivre

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